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SURVEILLANCE
AERIENNE
COOPERATION
DANS LA SURVEILLANCE AERIENNE
DE
LA ZONE DE LA MER DU NORD[i]
4.1
INTRODUCTION
4.1.1
Le but de la surveillance aérienne est de déceler les déversements
d'hydrocarbures et d'autres substances dangereuses susceptibles de menacer le
milieu marin de la zone de la mer du Nord. Ces déversements, qu'ils soient
provoqués par un accident ou faits en contravention aux conventions
internationales, seront relevés, et si possible échantillonnés aussi bien
à la surface de la mer qu'à bord des navires contrevenants ainsi suspectés.
4.1.2
Dans le cadre de l'Accord de Bonn, il a été décidé d'instaurer une
étroite coopération dans le
domaine de la surveillance aérienne. Celle-ci sera réalisée grâce aux éléments
suivants:
a.
coordination des plans de vol nationaux, tels que réalisés par les
Parties contractantes elles-mêmes;
b.
coopération dans des zones présentant un intérêt commun, p. ex.,
utilisant les Opérations amplifiées et coordonnées de lutte contre la
pollution (CEPCO);
c.
vols spéciaux, tels que les vols du Tour d'Horizon, les vols conjoints
et les exercices de surveillance aérienne;
d.
normalisation des formulaires de rapport et échange d'informations
entre Parties contractantes;
e.
travail en commun dans le but d'améliorer les systèmes actuels, et de
mettre au point de nouvelles techniques permettant de développer
l'information obtenue ;
f.
les provisions du Code Accord de Bonn d’Apparence des Hydrocarbures (BAOAC)
et les lignes directrices qui s’y rapportent en vue de son utilisation.
4.1.3
Les Parties contractantes à l'Accord de Bonn sont convenues de prendre
part à cette collaboration au mieux de leurs possibilités.
4.1.4
La surveillance est coordonnée dans les conditions prévues par les décisions
prises par les Conférences sur la mer du Nord et les provisions des plans
sous-régionaux, décisions et provisions visant à la rendre plus efficace et
à rationaliser l'exploitation des ressources.
4.1.5
Il est convenu que ce plan de coopération ne s'applique qu'aux eaux
internationales de la mer du Nord.
4.2
COORDINATION
4.2.1
Lors de leurs réunions régulières, les Parties contractantes désignent
une Partie contractante, laquelle devient le pays pilote pendant une période
convenue. Le pays pilote met sur pied un programme annuel et met à jour en
conséquence le Guide pratique de la surveillance aérienne (GPSA). Le GPSA
donne des renseignements d'ordre général, les points tournants nationaux, le
plan du Tour d'Horizon, les vols spéciaux, des formulaires de notification et
l’évaluation des résultats de la surveillance. Il contient par ailleurs,
en annexes, les cartes indiquant les points et les itinéraires de navigation,
aussi bien régionaux qu'internationaux.
4.2.2
Le GPSA est communiqué aux Parties contractantes par le pays pilote.
Il doit être lu parallèlement au présent chapitre. Le GPSA est conçu pour
pouvoir être utilisé dans la gestion quotidienne de la surveillance aérienne,
ainsi que comme une référence immédiate pour les équipages des aéronefs.
Le pays pilote rassemble les données issues de tous les vols d’une année
quelconque et en élabore un rapport annuel.
4.3
VOLS OPERATIONNELS
4.3.1 Vols
nationaux
Il s'agit là des vols effectués par les Parties
contractantes dans leurs propres eaux territoriales ainsi que dans leurs zones
respectives du plateau continental.
4.3.2 Vols
régionaux
Les Parties à des accords bi- ou multilatéraux (par
exemple, le Mémorandum d'entente) procèdent à des vols réguliers dans une
zone d'intérêt commun.
4.3.3 Tour
d'Horizon
Toutes les Parties contractantes sont convenues de réaliser
un vol, se déroulant surtout le long des installations en offshore, d'une
longueur minimum de 600 milles marins. L'équipage de l'aéronef se
concentrera sur toutes les pollutions décelables, quelle que soit leur
origine. Grosso modo, c'est la zone située entre le 52° parallèle nord et
le 63° parallèle nord qui doit être surveillée. Ces vols sont effectués
dans les conditions prévues par un plan annuel convenu. La partie responsable
a le droit de renseigner les autres parties sur les heures et sur les itinéraires
le jour précédant le départ, ainsi que sur les modifications apportées au
plan qui aura été mis sur pied.
Les vols du Tour d'Horizon auront lieu dans des conditions
météorologiques adéquates.
4.3.4 Opérations
amplifiées et coordonnées de lutte contre la pollution (CEPCO)
Une opération CEPCO peut être définie comme une séquence
continue de vols de surveillance aérienne avec le support de moyens en mer -
et également, si possible, des données issues des observations par satellite
- pour garantir une présence permanente (par exemple dans une période de 24
heures) dans une zone de la mer avec une grande intensité de trafic maritime.
Le niveau élevé de déploiement de moyens est seulement rendu possible si
des Parties contractantes (voisines) collaborent de façon intensive pour
garantir la continuité et la coordination optimale des efforts de
surveillance. Les buts de l’opération incluent:
(i)
l’accroissement du niveau de mise en oeuvre des réglementations
relatives aux rejets en mer;
(ii)
l’accroissement de l’effet dissuasif des efforts de surveillance;
(iii) l’amélioration de la
collaboration entre les autorités participantes.
4.4
EXERCICES DE SURVEILLANCE AERIENNE
4.4.1
Tous les ans, des exercices sont organisés par les autorités de
plusieurs des pays de l'Accord de Bonn ou de la Communauté européenne (CE).
La participation à ces essais de terrain a une influence sur les plans de
vols nationaux ainsi que sur les plans des vols de l'Accord de Bonn. Les
Parties contractantes conviennent de participer à un exercice de surveillance
aérienne organisé par l'un des pays (pas nécessairement le pays pilote) à
raison d'une fois par an. L'un des participants audit exercice met sur pied un
rapport afin de communiquer à l'autorité organisatrice les informations
ainsi recueillies. L'autorité organisatrice en fait rapport à la réunion
OTSOPA.
4.4.2
L'exercice de surveillance aérienne est normalement constitué des éléments
suivants:
a.
essais de terrain, avec de petites quantités d'hydrocarbures;
b.
substances spéciales, destinées à étudier la capacité de télédétection;
c.
évaluation des données enregistrées au cours de l'exercice;
d.
atelier destiné à échanger des informations et à débattre des
progrès ou de l'évolution des matériels de télédétection;
e.
évaluation de l’exercice par une Equipe
d’évaluation d’exercice.
4.4.3
Tous les participants font parvenir au pays pilote des rapports tirant
les conclusions de l'exercice, parallèlement à une analyse des données.
4.5
NOTIFICATION ET FORMULAIRES DE RAPPORT
Toute pollution qui aurait été décelée/observée et
qui mériterait une intervention sera signalée immédiatement par radio au
point centralisateur compétent. Ces rapports seront suivis de rapports
documentés couchés sur les formulaires Accord de Bonn reconnus, et accompagnés
de tout document justificatif et des données considérées comme pertinentes.
Ces rapports de suivi seront soumis directement à l'autorité administrative
compétente, et pourront englober l'un quelconque des éléments suivants:
-
Relevé normalisé d’observation/Registre de détection des
pollutions et Guide d’exécution (annexe 1)
-
Rapport d'observation de pollution/de détection sur les pollueurs et
sur les déversements pouvant être combattus (annexe 2)
-
Relevé normalisé d’observation/Registre de détection des algues (annexe
3)
Les données issues de tous les vols
de surveillance aérienne seront communiquées au pays pilote conformément à
la procédure convenue.
4.6
EXPLOITATION DES VOLS
Les vols sont effectués dans les conditions prévues par
les règlements normaux de l'aviation civile de l'Etat en question. A moins
que les autorisations nécessaires n'aient été obtenues, il ne sera pas empiété
sur les territoires des autres pays. Une attention particulière sera portée
aux restrictions imposées aux transmissions radio et aux transmissions haute
fréquence au voisinage des opérations en offshore.
4.7
PLANS DES VOLS
Les plans des vols sont mis sur pied sous la responsabilité
des autorités administratives des pays respectifs, lesquelles se définissent
comme suit:
Allemagne
Central Command for Maritime Emergencies (CCME)
Belgique
Unité de gestion de la mer du Nord (UGMN)
Danemark
Flotte de l’amirauté danoise
France
Gardes-côtes des douanes françaises
Irlande
Gardes-côtes irlandais
Norvège
Administration côtière de la Norvège
Pays-Bas
Centre des gardes-côtes néerlandais (KUWA)
Royaume-Uni
Agence de la mer et des gardes-côtes (MCA)
Suède
Quartier général des gardes-côtes (GCHQ)
4.8
PLANS REGIONAUX
Des plans en vue d'accords bi- ou multilatéraux de
collaboration dans le domaine de la surveillance aérienne seront élaborés
par les Parties contractantes. Les accords en question couvriront les zones
dans lesquelles la coopération est possible et adéquate, et seront fondés
sur un intérêt mutuel.
4.9
TRANSMISSIONS
Les transmissions opérationnelles entre les aéronefs,
les navires et les centres à terre accroîtront l'échange d'informations sur
les pollutions observées et sur les pollueurs suspectés qui auront été
identifiés. Les aéronefs et/ou les navires déployés par les autorités
compétentes entreront en contact avec le contrevenant suspecté et font
parvenir les informations ainsi obtenues au point centralisateur d'un pays.
Annexe 1
RELEVE
NORMALISE D’OBSERVATION/REGISTRE DE DETECTION DES POLLUTIONS
AUCUNE POLLUTION DETECTEE HELCOM
ACCORD
DE BONN
|
AUTORITE
NOTIFICATRICE |
IMMAT.AERONEF |
|
CDT DE
BORD |
COPILOTE |
OPERATEUR |
OBSERVATEUR |
JOUR |
DATE |
MOIS |
ANNEE |
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TYPE DE VOL |
ROUTE / ZONE |
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TEMPS DE VOL EN MER |
TEMPS DE VOL EN MER |
TOTAL |
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JOUR |
NUIT |
TEMPS DE VOL EN MER |
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Hr |
Mn |
Hr |
Mn |
Hr |
Mn |
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No |
CODE |
HEURE |
POSITION |
DIMENSIONS |
% COUVERTURE |
ZONE |
|
VOLUME
MINIMUM |
VOLUME MAXIMUM |
COMBAT |
|||||||
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LATITUDE |
LONGITUDE |
LONGUEUR |
LARGEUR |
1 |
2 |
3 |
4 |
5 |
autre |
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