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Manuel Accord de Bonn de lutte contre la pollution
Chapitre 16 – Norvege - organisation nationale
16.1
INTRODUCTION
16.1.1
Contexte
Chaque année, entre 450 et 600 rejets importants
d’hydrocarbures et de produits chimiques sont signalés aux autorités norvégiennes.
Les principales sources sont l’industrie du pétrole en offshore, les navires
et l’industrie implantée à terre. La longueur totale du littoral norvégien
(y compris les îles) est de 83 000 km. Les fortes concentrations de zones à
l’environnement sensible, telles que les îles et les fjords où les oiseaux
nidifient, les diverses zones climatiques et la médiocre infrastructure, sont
de grands enjeux pour l’organisation nationale d’intervention sur les
pollutions aiguës. La Norvège a environ 4,5 millions d’habitants, la
superficie du territoire métropolitain est de 323 758 kilomètres carrés, et
sa zone économique nationale s’étend sur 2 millions de km2 d’océan.
16.1.2
Description générale de l’organisation et de la législation
nationales
Au plan national, depuis le 1er janvier 2003,
la responsabilité de la lutte contre les pollutions aiguës sur le territoire
norvégien, dans la mer territoriale et à Svalbard incombe juridiquement au Ministère de la pêche et des affaires côtières. Le Chapitre 6 de la Loi de 1981 sur la lutte contre la
pollution réglemente les interventions par le secteur privé et par les
municipalités. Cette loi est fondée sur les grands principes suivants :
obligation de notifier, obligation d’intervenir et obligation de fournir une
aide. Elle est également basée sur le principe du pollueur-payeur.
A compter du 1er janvier 2003, c’est
l’Administration norvégienne du littoral, ou Kystverket, qui est chargée de faire appliquer la loi et les règlements,
ceci par le biais du Département des interventions urgentes.
16.2
ORGANISATION NATIONALE ET RESPONSABILITES
16.2.1
Niveaux de prise des décisions et circulation de l’information
Le dispositif de commandement est constitué par les
niveaux suivants :
Lorsque le système national d’intervention est en
action, c’est le Directeur adjoint du Département des interventions urgentes
qui assure le commandement de l’intervention.
16.2.2
Organisation nationale et missions
Le Département des interventions urgentes a les
responsabilités suivantes :
Dans son intégralité, l’industrie privée est tenue de
mettre en place et de maintenir son propre plan d’intervention sur les
pollutions aiguës. De plus, environ 70 entreprises privées ont fait l’objet
d’exigences particulières en matière d’intervention. En Norvège, les
normes d’intervention sont systématiquement fondées sur des évaluations des
risques environnementaux.
Il existe 34 régions inter municipales d’intervention (IUA),
qui englobent tant des zones côtières que des zones situées à l’intérieur
des terres. La responsabilité de la lutte contre toute pollution aiguë provoquée
par une « activité normale » dans les limites d’une municipalité
incombe à l’IUA.
Les services d’intervention de l’Etat en mer (ressources
de la Kystverket et des gardes-côtes) sont chargés d’intervenir sur les marées
noires ne tombant pas sous le coup des services d’intervention du secteur privé
et des municipalités. Les organismes privés et municipaux d’intervention ont
l’obligation de fournir une aide aux services d’intervention de l’Etat.
16.2.3
Stratégie de lutte en mer
En général, la première priorité est donnée à la récupération
mécanique des pollutions par les hydrocarbures. L’intervention chimique (avec
des dispersants) est considérée comme un complément important. Si les résultats
de l’analyse des avantages environnementaux nets (Net Environmental Benefit
Analysis (NEBA)) sont qu’il est préférable d’utiliser des dispersants,
l’intervention chimique peut devenir la méthode d’intervention prioritaire
dans certaines zones et certains scénarios particuliers.
16.2.4
Stratégie de lutte sur le littoral
Le principal critère de sélection des méthodes
d’intervention à terre est l’impact environnemental, autrement dit la
durée de récupération des habitats ou des populations critiques.
L’effet négatif éventuel de la méthode d’intervention elle-même fait
partie de la stratégie. De ce fait, la surveillance et l’atténuation (dégradation
naturelle) peuvent être sélectionnées si elles donnent lieu à une durée de
récupération acceptable.
16.2.5
Ressources nationales
En Norvège, le matériel de récupération des
hydrocarbures en mer est installé à bord de navires qui se trouvent être en
position opportune. Cette stratégie est due au grand nombre de remorqueurs,
navires de ravitaillement, ferries et bateaux de pêche à disposition. Les
ressources nationales du secteur privé, du secteur municipal et de l’Etat se
présentent comme suit en Norvège :
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