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Manuel Accord de Bonn de lutte contre la pollution
Chapitre 17
–
Suede
- organisation
nationale
17.1 Législation et domaines de responsabilité
17.1.1 La Loi
(de 2003) sur la protection civile définit les diverses branches des services
de sauvetage de la société et les responsabilités de chacune des branches.
17.1.2 Les
gardes-côtes suédois sont responsables de la protection du milieu marin, ce
qui englobe les interventions sur les hydrocarbures et autres substances
dangereuses dans les eaux territoriales, la ZEE ainsi que dans les grands lacs
de Vänern, Vättern et Mälaren.
17.1.3 La
brigade de sapeurs pompiers de chacune des municipalités est chargée des
interventions sur les hydrocarbures et autres substances dangereuses sur le
littoral, dans les ports et dans les eaux intérieures. Les municipalités sont
supervisées et soutenues par l’Agence suédoise des services de sauvetage.
17.1.4 La Loi
sur la protection civile déclare aussi qu’un Commandant d’intervention doit
être nommé pour chacune des opérations d’intervention. Ce commandant est
doté de droits extraordinaires lui permettant de prendre les mesures qui
peuvent s’imposer pour sauver des vies, ainsi que pour protéger les biens ou
l’environnement.
17.2 Interventions en mer – Gardes-côtes suédois
Exigences et stratégie
17.2.1 Les
exigences imposées par le gouvernement aux gardes-côtes sont les suivantes :
·
les mesures destinées
à empêcher la propagation des hydrocarbures lors d’un incident doivent être
lancées dans un délai de quatre heures après la réception de la notification
de l’accident ;
·
les opérations de
récupération doivent démarrer dans un délai de huit heures;
·
les gardes-côtes
doivent être capables de traiter des nappes d’hydrocarbures pouvant atteindre
10 000 tonnes, ce avec les ressources nationales ;
·
l’intervention
en cas d’accident chimique doit démarrer dans un délai de quatre heures ;
·
les gardes-côtes
doivent disposer d’une capacité suffisante pour assurer une coopération
internationale.
17.2.2 La stratégie
et les priorités d’intervention sont les suivantes :
·
à titre de première
étape, interrompre les fuites d’hydrocarbures du navire ;
·
comme deuxième étape,
interrompre la propagation des hydrocarbures à la surface de l’eau;
·
à titre de troisième
étape, récupérer les hydrocarbures en mer avant qu’ils n’aient atteint la
zone côtière, l’archipel et le littoral.
Organisation
17.2.3 Les
gardes-côtes suédois sont organisés en un quartier général et en quatre
commandements régionaux : nord, est, sud et ouest. Il existe par ailleurs
un commandement distinct pour les vols aériens.
17.2.4 Le
quartier général est chargé de la planification à long terme, de la capacité
générale et de la coopération internationale (OMI, Union européenne, HELCOM,
Accord de Bonn, Accord de Copenhague et EPPR/Conseil de l’Arctique). Au
quartier général se trouve en permanence un officier de service, pour les décisions
stratégiques et la coopération internationale.
17.2.5 Chacune
des quatre régions comporte un centre de commandement fonctionnant 24 heures
sur 24, avec des fonctionnaires de service et un commandant d’intervention
pouvant être atteints immédiatement. Chaque région a au moins quatre unités
en permanence en mer, dont l’une doit être une unité spécialisée
d’intervention.
17.2.6 Dans une
opération, le commandant chargé de l’intervention a pour responsabilité générale
de commander l’intégralité de l’opération d’intervention. Le
commandement en mer est assumé par un commandant sur site et, lorsqu’il
s’agit de produits chimiques autres que des hydrocarbures, un commandant sur
site/des intervenants d’urgence sont nommés.
Ressources
17.2.7 Les
gardes-côtes disposent d’environ 70 intervenants d’urgence, spécialement
formés et équipés pour la plongée, les interventions sur les produits
chimiques et la lutte contre les incendies à bord.
17.2.8 Les
gardes-côtes ont aussi conclu un accord spécial avec six brigades municipales
de pompiers réparties le long du littoral, accord par lequel les six brigades
ont accepté d’assister les gardes-côtes en cas d’accident en mer, ceci grâce
à une équipe de six pompiers. Ces pompiers sont spécialement formés pour
intervenir à bord des navires ainsi que pour être déployés par hélicoptère
avec du matériel léger. Ce déploiement par hélicoptère doit être assisté
le plus rapidement possible par un navire des gardes-côtes équipé de matériel
lourd, tel que tuyaux, mousse, une capacité de refroidissement et tout ce qui
est nécessaire pour une opération de longue durée.
17.2.9 Les
gardes-côtes disposent de trois aéronefs de surveillance. Pour la surveillance
de l’environnement et pour assurer un soutien dans une situation de marée
noire, les aéronefs sont équipés de SLAR, IR/UV, FLIR, ainsi que d’un matériel
à caméra. Ils sont aussi équipés de bouées de prélèvement d’échantillons,
qui peuvent être lâchées dans une nappe d’hydrocarbures afin d’obtenir un
échantillon de ceux-ci. La durée totale des vols des trois aéronefs est
d’environ 3500 heures par an (en 2004).
17.2.10 L’essentiel
des ressources d’intervention environnementale consistent en douze navires
d’intervention environnementale, tous équipés de systèmes d’avance soit
intégrés, soit à cassettes (LORI/LAMOR). Ces navires sont également équipés
de matériels d’écrémage et de pompes ordinaires ainsi que de barrières de
confinement, et ont une capacité de stockage pouvant atteindre 400 m3.
La capacité de stockage peut être accrue grâce à des récipients en
caoutchouc et des barges.
17.2.11 Pour les opérations
par hauts fonds dans l’archipel, il existe douze unités équipées d’écrémeurs
à rubans. Ces matériels sont conçus pour pouvoir être transportés par
camion, ou par avion/hélicoptère.
17.2.12 Pour pouvoir
contenir rapidement les hydrocarbures, les gardes-côtes disposent de quinze
remorques de haute mer, qui transportent chacune 500 mètres de barrières,
positionnées dans des points stratégiques le long de la côte. Les remorques
de haute mer sont conçues pour pouvoir être transportées par camion jusqu’à
un port approprié proche du lieu de l’accident. Les remorques peuvent être
lancées directement dans l’eau depuis les camions, et peuvent être remorquées
jusqu’au site à une vitesse de 30 nœuds.
17.2.13 Les gardes-côtes
disposent d’environ 16 000 mètres de « Barrières Rolund de haute mer »
ainsi que de barrières côtières « Expandi ». Ils disposent aussi
de plusieurs écrémeurs, récipients et pompes de transfert. Pour pouvoir
assurer un soutien et une assistance lors d’une opération, ils disposent
aussi de plus de trente canots et d’environ soixante bateaux plus petits.
17.2.14 Pour les
accidents chimiques, la plupart des navires d’intervention sont équipés de
filtres à air spéciaux ainsi que d’un système de surpression utilisé pour
les opérations en atmosphères dangereuses, ce qui permet à l’équipage de
travailler à l’intérieur du navire sans avoir à porter de masque à gaz,
etc.
17.3 Interventions sur le littoral - Municipalités
et Agence suédoise des services de sauvetage
Les brigades locales des pompiers des municipalités sont tenues d’avoir
une certaine capacité de nettoyage du littoral et des marées noires dans les
ports. Dans le cas des marées noires de grande ampleur, l’Agence suédoise
des services de sauvetage a créé deux grands magasins de matériels situés
dans des emplacements stratégiques. Ces magasins sont utiles aux brigades
locales de pompiers et détiennent des matériels de protection et de nettoyage
du littoral, tels que barrières légères, bâches, pompes, vêtements de
protection, brosses et seaux.
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